Bernard Tapie, symbole du capitalisme de connivence et de l’affairisme d’Etat

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Hommage unanime. Télés, radios, presse… Tous ont évoqué la figure de Bernard Tapie, personnage médiatique et incontournable en France depuis plus d’une trentaine d’années. Rares ont été ceux qui ont rappelé les vrais faits d’armes de Tapie. Adulé à Marseille pour avoir gagné la Coupe d’Europe avec, il est vrai, un entraîneur et des joueurs d’exception, il est aussi celui qui a coulé l’équipe pour plusieurs années à cause de l’affaire VA-OM, le plus gros scandale dans le foot français.

Depuis 1981 et sa condamnation pour l’achat des châteaux du dictateur Bokassa (qu’il avait réussi à tromper), Tapie a été condamné par la justice plus d’une dizaine de fois (il a même fait de la prison) dans des affaires pour : complicité de corruption et subornation de témoins, abus de biens sociaux, faux, usage et recel de faux, abus de confiance, escroquerie en bande organisée, fraude fiscale…

Tapie a été nommé ministre de la Ville par François Mitterrand le 2 avril 1992.

Le président socialiste devait sûrement penser que Bernard Tapie, entre son hôtel particulier situé rue des Saints-Pères et son yacht, avait suffisamment d’expérience pour trouver une solution aux problèmes des banlieues. En fait, en tant que bon représentant de la gauche caviar, il a complètement sous-estimé les problèmes d’insécurité et d’immigration dans les banlieues. Il ne restera ministre qu’un peu plus d’un mois car les affaires le rattrapèrent et il fut obligé de démissionner. Pour tous ces exploits, les médias lui rendent hommage. La France mérite mieux…

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