La croissance ralentit en Hongrie et Roumanie, incertitudes en Bulgarie

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La Roumanie et la Hongrie ont vu leur croissance ralentir au 3e trimestre après le rebond du début d’année lié à la levée des restrictions sanitaires, tandis que la Bulgarie pâtit de son faible taux de vaccination, selon des données publiées mardi.

En Roumanie, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de seulement 0,3% par rapport au deuxième trimestre, quand il avait progressé de 1,5%, a annoncé l’Institut des statistiques (INS). Ce chiffre se situe très en deçà des attentes des analystes. Après une récession de 3,9% en 2020, l’économie roumaine, dopée notamment par la consommation des ménages, devrait croître de 7% cette année, selon les dernières prévisions de la Commission européenne, qui a abaissé la semaine dernière sa précédente estimation (+7,4%). «Le faible taux de vaccination» (36%), combiné aux nouvelles restrictions sanitaires, «risque d’affaiblir la consommation», a souligné la Commission.

Par ailleurs, la crise politique, qui dure depuis deux mois, menace la mise en œuvre du plan national de relance, qui permet à Bucarest de prétendre à 29 milliards d’euros de l’UE sous forme de subventions et de prêts. La Hongrie a connu un ralentissement similaire, affichant un PIB en hausse de 0,7% au troisième trimestre, alors qu’il avait grimpé de 2,7% au deuxième, d’après une première estimation du Bureau des statistiques (KSH).

Malgré la fin des restrictions sanitaires sur la période, des problèmes au niveau des chaînes d’approvisionnement ont freiné l’activité dans ce pays de 9,8 millions d’habitants. Pour l’ensemble de l’année, l’UE prévoit toutefois une croissance «solide» de 7,4%, portée par «des mesures de soutien du gouvernement et l’enthousiasme des consommateurs», après une contraction de 4,7% l’an dernier.

En Bulgarie, la situation est un peu différente: le PIB a augmenté de 0,9% entre juillet et septembre. Il avait reculé lors des deux précédents trimestres, d’après des statistiques révisées. Mais la crise sanitaire qui se prolonge, alors que moins d’un quart de la population a reçu un schéma vaccinal complet, «pose un défi à la reprise», a noté la Commission européenne dans son récent rapport, citant également «les prix élevés de l’énergie». Elle a donc abaissé son estimation annuelle à 3,8%, contre 4,1% auparavant.

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